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25/02/2016

HISTOIRE DE LA VALLÉE

Boucle_de_Claveisolles

LA LIGNE FERROVIAIRE

4 DÉCEMBRE 1895, MISE EN SERVICE DE LA SECTION FERROVIAIRE LOZANNE-LAMURE ET VIADUC DE LA "BOUCLE" DE CLAVEISOLLES

Né dans la région (La première ligne de chemin de fer de notre pays, à traction hippomobile, permet de transporter le charbon entre Saint-Etienne et Andrézieux dés 1827), le transport ferroviaire se développe tout au long du XIXè siècle et n'ignore pas la vallée d'Azergues.


C'est le 22 décembre 1880 qu'un premier projet de ligne d'intérêt général entre Givors et Paray-le-Monial est présenté. Cette ligne est reconnue d'utilité publique en 1883. Huit ans plus tard, les travaux débutent. Après l’enthousiasme que provoque la réalisation d'un tel équipement, surgissent les difficultés... Le tronçon Lozanne-Paray-le-Monial représente une distance de quatre-vingt-seize kilomètres. Le parcours est très accidenté et il faut compter 25 400 000 francs-or de l'époque. Plusieurs tunnels s'avèrent nécessaires, dont celui des Écharmeaux, entre Poule-les-Écharmeaux et Belleroche (4,200 km), et celui de la Boucle, entre Saint-Nizier-d'Azergues et Claveisolles (1,263 km). Cette "boucle" est célèbre. Construite selon les techniques des chemins de fer suisses, avec cinq viaducs et un tunnel en quart de cercle, elle mesure près de quatre kilomètres de longueur. La voie ferrée passe tout d'abord sous le tunnel, dessert ensuite la gare de Claveisolles et se retrouve à une trentaine de mètre au-dessus de ce premier tunnel. Cela permet de franchir bien des obstacles, comme les fortes pentes de la haute vallée. La "boucle" de Claveisolles n'est pas unique en son genre. On retrouve un aménagement comparable à Moûtier (enSavoie) ou à Vif (en Isère). Le tronçon Lozanne-Lamure sera mis en service le 4 décembre 1895. Le trafic de cette ligne est essentiellement composé de voyageurs jusqu'en 1910. Mais, avec la mise en service du tronçon Tassin-Givors, le transport de marchandises prend de l'importance. Ces dernières, qui proviennent du Midi, n'ont plus besoin de transiter pare Lyon pour aller ensuite vers Paris. Dans les années 1950, la ligne de Lamure est malheureusement délaissée au profit des grandes artères Lyon-Paris qui est électrifiée. Quelques dizaines d'année plus tard, la SNCF aurait pu, comme elle le projetait, faire revivre cette voie ferrée en y faisant passer le TGV. Mais la région entre La-Clayette et Chamelet est alors jugée trop accidentée.




Texte : JALON CHRONOLOGIQUE
Image 1 : https://fr.wikipedia.org; Image 2 : https://fr.wikipedia.org