25 novembre 2018
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27/02/2016

LE BILLET DE JEAN-PHILIPPE

COMMUNAUTÉ DE COMMUNES

Rapprochements ? Mariage ?
Nouvelles communes ?

Depuis quelque temps, les conseils municipaux des villages de la Haute-Azergues sont soumis à une réflexion de fond sur l'avenir de leurs communes et sur le poids qu'elles pourront représenter, au sein de la COR d'une part, et de la vaste région Rhône-Alpes Auvergne d'autre part. Chaque maire expose la problématique, simple en elle-même mais génératrice de mille questions souvent sans réponses : nos communes,

souvent de petite taille, auront certainement, à terme, des problèmes d'intégration dans ces grosses structures que sont les communautés d'agglomérations ou les régions. Serait-il bon, ou pas, de se regrouper ou de créer de nouvelles grosses communes ? De quelle façon ? Avec qui ? Comment ? Autant de questions qui restent aujourd'hui sans réponses.
Les réflexions sont lancées au sein des conseils municipaux et les commentaires vont bon train sans faire l'unanimité globale.
Quelques avantages sont visibles comme la répartition des compétences entre maires et maires délégués, l'augmentation de la circonférence du bassin de vie (déjà une réalité), la mutualisation de fait ou encore les augmentations de dotations.
Il est vrai qu'il existe également de réels risques d'abandon de sensation d'appartenance à son village, de diminution voire de disparition de services de proximité et de perte de motivation d'un bénévolat déjà très volatile. Sans évoquer une harmonisation indispensable des taxes locales, aujourd'hui très disparates, qui risque de rebuter sérieusement quelques villages.
Des solutions intermédiaires comme une meilleure mutualisation de certains services (déjà existante) ou des accords ponctuels entre communes, peuvent retarder l'échéance d'un regroupement, mais la tendance nationale est à l'ordre du jour et les autorités favorisent franchement ces démarches...
Peut-être vaut-il mieux prendre les devants et gérer soi-même la situation plutôt que d'attendre des décisions préfectorales irréversibles ?
Les réponses appartiennent dans un premier temps aux maires et conseillers municipaux qui consulteront probablement la population lorsqu'une décision sera envisagée.


Jean-Philippe REGNAT - Le Patriote Beaujolais